Deux pieds posés sur le sable
La ligne de l’horizon s’étire sur la mer scintillante
Odeurs chaudes et iodées des embruns
Savourer l’air qui entre, l’air qui sort, à grandes respirations
Attentif à la caresse du vent, le soleil sur la peau
Une cloche au loin, résonne, dilatant l’espace
Le temps, lui, s’est arrêté. Moment de grâce suspendu
Ni passé, ni futur, simplement le présent, si bien nommé
Avant que le monde ne reprenne sa course
Laisser monter en soi la plénitude du moment
Dans la légèreté du matin, sentir un sourire naître sur ses lèvres. Remercier la vie
Goûter les sensations intenses, la pleine présence
ÊTRE VIVANT
Claire Le Bohec